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La problématique

Nous vivons aujourd‘hui dans une ère de dépendance énergétique presque totale : en effet, que ce soit aux niveaux commercial, institutionnel ou industriel, l’évolution technologique et informatique nous a installés dans une position d’extrême vulnérabilité face à une carence énergétique imprévue. Il est donc devenu primordial de prévoir l’imprévisible et de développer des plans d’urgence permettant de palier à une éventuelle panne, de courte ou de longue durée. L’expérience du verglas de 1998 en est probablement la meilleure illustration.

Les génératrices d’urgence, qui sont devenues l’élément principal du plan « B » énergétique ont également évolué de façon à rencontrer les exigences de plus en plus pointues des équipements d’éclairage, de chauffage, de ventilation, de climatisation, de production et d’information, qui dépendent d’un approvisionnement énergétique continu. On demande à ces génératrices de produire une plus grande quantité d’énergie, dans le plus bref délai possible, afin de minimiser l’impact d’une panne de courant.

Conséquemment, les tuyaux d’échappement atteignent des températures de plus en plus élevées, en des laps de temps de plus en plus courts.

L’importance de l’isolation du tuyau d’échappement

Il est important de constater que l’isolation du tuyau d’échappement d’une génératrice fait partie d’un système dont la conception relève de la compétence d’un ingénieur qui en assume la responsabilité, et qui en connaît les contraintes et les limites. Cependant, dans l’éventualité d’une dispute juridique, le calorifugeur serait reconnu comme « l’expert en isolation ».

Certaines génératrices dégagent des gaz pouvant atteindre des températures supérieures aux limites de température des produits couramment utilisés pour cette utilisation, soit 1200 degrés F.

Dans une telle éventualité, il faudrait probablement envisager une conception systémique utilisant un isolant réfractaire à une épaisseur suffisante pour descendre la température d’interface à un niveau où un isolant plus conventionnel pourrait être utilisé. La température des gaz d’échappement est indiquée sur la fiche technique de la génératrice.

L’épaisseur devrait être déterminée en fonction de la température de surface recherchée, à une température ambiante donnée, et en fonction d’un environnement spécifique et d’une température d’opération maximale. La tuyauterie peut également traverser des parois qui requièrent une protection additionnelle contre le feu, ou l’environnement immédiat peut nécessiter que les supports de la tuyauterie soient isolés.

Si la tuyauterie représente un risque pour les personnes, il est important de prévoir une épaisseur additionnelle, de l’espace additionnel et des coûts additionnels.

En fait, une foule de facteurs vont influencer le choix du ou des produits, son épaisseur et sa méthode d’installation.
Plus on augmente la température de fonctionnement, plus les contraintes sont importantes et plus les exigences sont pointues. Conséquemment, plus l’élément responsabilité revêt de l’importance.

Le rôle et les responsabilités de tous les intervenants

C’est pourquoi nous suggérons que le fardeau de la responsabilité demeure sur les épaules de l’ingénieur qui doit posséder ou être en mesure de déterminer les données nécessaires à un choix judicieux. Cependant, tous les intervenants doivent être sensibilisés au choix du type d’isolant. L’ingénieur voit à la conception du devis et doit déterminer tous les éléments importants.

L’isolant jouant plus qu’un rôle de conservation dans le cas d’une génératrice, il devient par conséquent très important, et toutes les personnes ressources doivent y être sensibilisées, dont l’expert en isolation (c’est-à-dire le calorifugeur), le distributeur et le manufacturier.

En tant qu’entrepreneurs, les experts en isolation thermique rencontreront sûrement des situations où ils devront négocier directement avec le propriétaire qui, pour des raisons économiques ou autres ne voudra pas impliquer d’ingénieur, et fera appel à leurs services en isolation thermique.

Dans une telle éventualité, nous leur suggérons de bien évaluer les pours et les contres avant d’accepter une telle responsabilité, car aucune clause d’exonération ne les mettra complètement à l’abri de poursuites, dans l’éventualité d’un sinistre causé par une défaillance provenant du système d’isolation. Dans certaines situations, refuser d’exécuter des travaux peut s’avérer la meilleure alternative pour leur entreprise.

De façon générale, les manufacturiers recommandent que leurs produits soient installés sur des tuyauteries ou des équipements dont la température de surface n’excède pas la limite de température supérieure indiquée sur la fiche technique du produit.

L’installation doit être conforme aux recommandations du manufacturier, et dans l’éventualité qu’un tuyau d’échappement atteigne la limite de température supérieure d’un produit dans un laps de temps très court, nous suggérons aux entrepreneurs (spécialistes en isolation thermique) d’obtenir confirmation du manufacturier que cette situation n’aura pas d’incidence sur la performance du produit.

Dépliant « Pourquoi déposer aux entrepreneurs généraux ? »

En collaboration avec le Conseil national de recherche du Canada, l’AIQ a entrepris par le passé l’élaboration d’une section globale en calorifugeage pour que celle-ci soit spécifiée dans les devis de mécanique du bâtiment.

La présentation de cette nouvelle approche aux responsables du département de mécanique du bâtiment dans plusieurs firmes d’ingénieurs à travers la province de Québec a donné lieu à des commentaires très positifs.

Depuis quelques années, la pratique de cette nouvelle approche a permis d’identifier plusieurs avantages pour toutes les parties concernées.

Avantages pour le client, le donneur d’ouvrage et l’ingénieur

Avantages pour l’entrepreneur spécialisé en calorifugeage de la mécanique du bâtiment